Particuliers : ce qui change au 1er janvier 2026

Source : economie.gouv.fr

Non revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu, taux de PEL réhaussé, évolution du mode de calcul du DPE pour favoriser le chauffage électrique, revalorisation du Smic… Découvrez ce qui change pour vous en ce début d’année 2026. 

I. Ce qui change par loi et décret

Indépendamment de l’adoption d’une loi de finances pour 2026, de nouvelles mesures entrent en vigueur au 1er janvier 2026 grâce à des lois ou des décrets existants. Voici les principales évolutions.

  1. Impôt et argent

Dons manuels et de sommes d’argent : la déclaration devra désormais se faire en ligne

À compter du 1er janvier 2026, la déclaration de don manuel (somme d’argent, bien meuble – objets d’art, bijoux, voitures, etc. -, actions) entre particuliers devra uniquement être effectuée par voie électronique, sauf exceptions, via le téléservice dédié de l’administration fiscale disponible sur l’espace particulier du site impots.gouv.fr.

PEL : augmentation du taux de rémunération

Les plans épargne logement (PEL) ouverts à partir du 1er janvier 2026 ont un taux d’intérêt de 2 %, contre 1,75 % pour ceux ouverts au 1er janvier 2025.

À noter que le taux de rémunération d’un plan épargne logement est fixé à son ouverture.

2. Transition écologique et énergétique
a. Diagnostic de performance énergétique : le calcul évolue pour les logements chauffés à l’électricité

Le calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) évolue au 1er janvier 2026. L’arrêté du 13 août 2025 modifie le coefficient de conversion de l’électricité du DPE.

Cette évolution permettra d’améliorer le DPE de certains logements chauffés à l’électricité. Aucun logement ne verra son étiquette baisser.

Tous les DPE ou audits énergétiques édités à partir du 1er janvier 2026 intégreront automatiquement le nouveau coefficientCeux édités en 2025 et avant resteront valables et pourront être mis à jour gratuitement, sans nouvelle visite du diagnostiqueursur le site internet de l’Observatoire DPE-Audit de l’Ademe.

Conséquence : à caractéristiques identiques, un logement chauffé à l’électricité peut gagner des lettres sur son étiquette énergie, sans travaux. L’objectif affiché par l’État est de corriger un biais défavorable à l’électricité dans le calcul. À surveiller si vous vendez, louez ou renégociez un loyer : un DPE « reboosté » peut changer la perception… et la valeur.

D’autre part, la loi « Climat et Résilience » rend obligatoire la réalisation d’un DPE pour tous les bâtiments d’habitation collective, à l’échelle du bâtiment, à partir du 1er janvier 2026 pour les copropriétés de moins de 50 lots

b. Aide à l’achat d’un véhicule électrique : des montants en hausse pour les ménages

En 2025, la prime « coup de pouce véhicules particuliers électriques » a remplacé le bonus écologique.

Le Gouvernement a annoncé la poursuite, en 2026, du soutien pour l’achat des véhicules électriques neufs par les ménages, dans un cadre du dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE).

Les aides pour les véhicules électriques pourront atteindre (montants indicatifs) :

  • 5 700 € pour les ménages précaires,
  • 4 700 € pour les ménages modestes non précaires,
  • 3 500 € pour les autres ménages.

Le bonus additionnel pour les véhicules dont la batterie est fabriquée en Europe pourrait quant à lui atteindre 1 200 € à 2 000 €.

Par ailleurs, les plafonds de revenus définissant les catégories de ménages modestes et de ménages en situation de précarité énergétique sont réhaussés.

c. Malus automobile

Le « malus automobile » comprend deux taxes appliquées à certains véhicules de tourisme :

  • la taxe sur la masse en ordre de marche, ou « malus masse »,
  • et la taxe sur les émissions de dioxyde de carbone, ou « malus CO2 ».

À partir du 1er janvier 2026, le malus CO2 s’applique dès 108 g de CO2/km et la dernière tranche du malus est fixée à 80 000 € au-delà de 191 g de CO2/km.

Le malus masse évolue également au 1er janvier 2026, avec un seuil de déclenchement désormais abaissé à 1,5 tonne. Ainsi, à compter de cette date, le barème s’étend de :

  • 10 € pour la fraction de la masse en ordre de marche comprise entre 1 500 kg et 1 699 kg,
  • à 30 € pour la fraction de masse à partir de 2 000 kg.

d. Prêt avance mutation+ : évolution des plafonds de ressources

Le prêt avance mutation à taux zéro (ou « PAR + ») permet de financer certains travaux d’amélioration de la performance énergétique d’un logement privé occupé à titre de résidence principale.

Les plafonds de ressources applicables aux bénéficiaires d’offres de PAR + sont actualisés au 1er janvier 2026.

3. Revalorisation des pensions de vieillesse, des minima sociaux et des minima de pension

Les montants des pensions de retraite de base, de certains minima de pension et de certains minima sociauxsont revalorisés de 0,9 % au 1er janvier 2026.

4. Mise en place d’un congé supplémentaire de naissance

En complément des congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant et d’adoption, un congé supplémentaire de naissance est créé à compter du 1er janvier 2026. Sa durée est de 1 ou 2 mois, au choix du parent, avec la possibilité de le fractionner, et donne lieu au versement d’une indemnité journalière fixée par décret.

Chaque parent peut en bénéficier, selon des modalités de prise précisées par décret.

Ce congé s’applique aux enfants nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2026, ainsi qu’aux enfants nés avant cette date lorsque la naissance était prévue à compter de celle-ci.

5. Suspension de la réforme des retraites 

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 suspend le calendrier accéléré de la réforme des retraites de 2023. L’âge légal de départ est ralenti pour les générations 1961-1968 et les carrières longues. Ces mesures s’appliquent aux pensions dès septembre 2026.

2) Loi de finances non votée : quels impacts au 1erjanvier 2026 ?

En l’absence de loi de finances pour 2026 au 1er janvier, certains dispositifs prennent automatiquement fin, ou alors ne sont pas revalorisés. Les règles pourront évoluer lors de l’adoption de la loi de finances 2026.

  1. Impôts et revenus
    a. La non-revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu

En l’absence de loi de finances pour 2026 avant la fin de l’année 2025, le barème de calcul de l’impôt sur le revenu « barème IR » n’est pas revalorisé selon le calendrier traditionnel.

Par ailleurs, les taux de prélèvement à la source appliqués en janvier 2026 restent inchangés.

b. Fin de la contribution différentielle sur les hauts revenus

Instaurée par la loi de finances 2025, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) assure une imposition minimale de 20 % des plus hauts revenus.

Elle concerne les foyers dont le revenu fiscal de référence pour les revenus de 2025 dépasse :

  • 250 000 € pour un célibataire,
  • 500 000 € pour un couple.

En l’absence de budget 2026, la contribution différentielle sur les hauts revenus prend fin au 31 décembre 2025.

c. Fin du crédit d’impôt pour l’installation de bornes de recharge de véhicule électrique

Jusqu’au 31 décembre 2025, les particuliers pouvaient bénéficier d’un crédit d’impôt pour l’installation d’une borne de recharge de véhicule électrique dans leur résidence principale ou secondaire. Ce crédit d’impôt est égal à 75 % du montant des dépenses, dans la limite de 500 € par système de charge pilotable.

En l’absence de loi de finances pour 2026, ce dispositif prend fin au 31 décembre 2025.

2. Transition écologique et énergétique 

Suspension du dispositif d’aide MaPrimeRénov’

MaPrimeRénov’ est la principale aide de l’État pour la rénovation énergétique. Celle-ci est déclinée en trois parcours :

  1. MaPrimeRénov’ parcours par geste, qui désigne l’aide pour réaliser un ou plusieurs travaux d’isolation, changer son système de chauffage ou d’eau chaude sanitaire décarboné.
  2. MaPrimeRénov’ rénovation d’ampleur, qui permet d’engager un ensemble de travaux d’isolation thermique au sein d’un logement.
  3. MaPrimeRénov’ rénovation en copropriété, qui concerne la rénovation des parties communes en copropriété et les travaux d’intérêt collectif en parties privatives.

En l’absence de vote de loi de finances pour 2026 avant la fin de l’année 2025, cette aide est suspendue au 1er janvier 2026. Le guichet sera fermé et il ne sera plus possible de déposer un dossier.

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